• La suspension des allocations pour absentéisme scolaire

     

    Le décret ordonnant la suspension des allocations aux familles dont le ou les enfants sont coupables d’absentéisme répété sans excuse parentale entre en vigueur ce lundi 24 janvier 2011 (article L. 55-3-1 du code de la sécurité sociale).

    Cette proposition de loi transfert la décision de la suspension, détenue depuis 2006, en vertu de la loi sur l’égalité des chances, par les présidents des conseils généraux, aux inspecteurs d’académie.

    Faisant le constat de l’échec de cette mesure auprès des élus de gauche comme de droite qui jugent le dispositif injuste et impopulaire, le gouvernement choisit donc d’en attribuer la responsabilité aux fonctionnaires d’Etat, jugés plus aptes à distribuer les sanctions.

    Dans les faits, les parents dont l’enfant a été absent au moins quatre demi-journées dans le mois sans justification de leur part, se verront remettre un « contrat de responsabilité parentale » qui, en cas de récidive, enclenchera le mécanisme de suspension du versement des allocations.

    Cette loi n’est que l’aboutissement d’une mesure chère à Nicholas Sarkozy, qui, déjà en 2004, alors ministre de l’Intérieur, souhaitait instaurer dans les établissements dits sensibles, un « correspondant absentéisme » ainsi qu’un policier en civil, contre l’avis du ministre de l’Education Nationale de l’époque, Luc Ferry.

    Sans surprise, cette loi, mise en place pour responsabiliser les parents, est dénoncée par les syndicats du corps enseignant ainsi que des parents d’élèves car elle sanctionne avant tout des familles aux revenus les plus modestes.

    L’absentéisme n’est, évidemment, qu’un des symptômes d’un contexte familial déjà difficile et non la racine du mal qu’est l’échec scolaire.

    De plus, il est peu probable que les chefs d’établissement signalent l’absentéisme à l’inspection académique par crainte de provoquer la dégradation de leur évaluation ; le corps enseignant, lui, majoritairement opposé à ce décret, acceptera-t-il d’endosser la responsabilité des conséquences de ce dispositif ?

    Et quid de la suppression des 40.000 postes d’enseignants entre 2008 et 2010 ?

    Comme d’habitude, notre gouvernement prend des mesures iniques, scélérates et inutiles… bien incapable de résoudre le problème si tenté qu’il en ait l’intention.

     

    Sources

    http://fr.news.yahoo.com/4/20110123/tts-france-ecole-absenteisme-ca02f96.html

    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2453052&rubId=4076

    http://www.liberation.fr/societe/0101644250-reperes

    http://forums.france2.fr/france2/Education/absenteisme-scolaire-sujet_8716_1.htm

    http://www.cftc.fr/ewb_pages/a/actualite-12112.php

    http://ecolesdifferentes.free.fr/ABSENTEISME.html

    http://www.vedura.fr/actualite/5472-education-nationale-16-000-suppressions-postes-2010


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    milal
    Samedi 12 Février 2011 à 21:04

    tout a fait juste!! une maniére supplementaire d'exclure les plus démunis, Les" laisser pour compte" augmentent chaque jour, il est temps de réagir.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :